1 ère exposition personnelle de Louisa Marajo

Exposition : 31.01.2013 - 16.03.2013

J’ai connu Louisa Marajo alors qu’elle était étudiante à l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne où j’enseigne l’histoire et la théorie des arts. J’avais en charge le passage de son diplôme de fin d’étude et je me souviens que Shirley Jaffe, qui était membre du jury, lui avait fait un compliment sur une de ses peintures. Si je ne me rappelle plus de la teneur du compliment, j’ai en mémoire le sourire de Louisa Marajo exprimant une fierté certaine à l’idée que cette grande peintre ait pu aimer un de ses travaux, ait pu lui trouver une qualité. Ce compliment, il me semble, valait plus que l’obtention du diplôme lui-même. Maintenant que Louisa Marajo n’est plus étudiante, je continue à regarder ses œuvres. Lors de la dernière exposition d’elle que j’ai pu voir – une exposition collective au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne intitulée Local Line –, j’ai pu constater qu’elle poursuivait avec entêtement cette peinture difficile car composée de peu d’éléments, d’éléments antinomiques où quelques lignes parcourent des espaces, viennent définir des surfaces qui se heurtent à d’autres – colorées elle – dans des collisions permanentes, dans des espaces rendus troubles, indéfinis, ni réellement plats, ni vraiment creusés et où l’on hésite, reste à la lisière, entre le chaos et l’ordre et où l’on s’étonne de quelques dissonances et de quelques fractures. Il me semble que c’est ce réglage délicat entre harmonie et dissonance qu’elle va continuer à développer – et en cela ce travail est ambitieux. décembre 2012, Eric Suchère, écrivain.

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